"Les Cheveliers du ciel" mêle assez habilement superbes prises de vues aériennes et action à la française comme l'a déjà fait son réalisateur, Gérard Pirès, dans Taxi (le premier, pas les deux-sous merdes qui ont suivi).

Librement inspiré de la BD éponyme de Charlier et Uderzo créée dans les années 60 pour le magazine Pilote, le film met en scène d'autres héros que les plus que célèbres Tanguy et Laverdure. Ici, nos 2 pilotes bossent dans dans une base française sur des Mirages 2000 dans un cadre post-11 Septembre où diplomatie, vente d'armes et services secrets tentent de faire ménage à trois. Ils vont se retrouver pris dans une de ces tempêtes politicardes bien connues de tous les adeptes de grands complots et d'opérations à la limite de la légalité.

Ce scénario, somme toute assez classique (bien qu'agréable), permet de voir évoluer de bons acteurs tels que Clovis Cornillac et Benoît Magimel. Les rôles féminins ne sont pas en reste et Géraldine Pailhas et Alice Taglioni font bien plus que de la figuration. En plus, elles (et celle qui campe un pilote américain canon) sont très agréables à regarder, ce qui n'enlève rien (je vous l'avais bien dit que je serais totalement subjectif : quitte à être au ciné, autant apprécier tout ce qu'on nous propose de voir, et puis d'abord, j'ai pas à me justifier : j'écris ce que je veux ;) ).

Le point majeur du film restant surtout et avant tout les prises de vue aériennes quasiment toutes d'origine (filmées au cours d'exercices rééls de la base d'Orange). Seules les prises de vue dans les cockpits ont été faites sur fond vert. Dernier point (sans rien révéler du film, sinon je pourrais en dire plus), Gérard Pirès se garde une porte de sortie masquant à peine la possibilité d'une suite directe (comme dans la plupart des blockbusters actuels, d'ailleurs).

Bon, après ce petit intermède visuel plaisant, je retourne à mes lectures :) .