"Renaissance" de Christian Volckman se passe dans un Paris futuriste (2054) à l'architecture à la fois très classique et anticipatif. Une jeune scientifique d'une puissante corporation, Avalon, a disparu. Karas, un flic spécialiste des actions musclés et flirtant régulièrement avec la loi, est chargé de l'enquête. Accompagné de la soeur de la disparue, il va devoir mettre sa place et sa vie en danger pour la retrouver et découvrir la raison de l'enlèvement.

Ce film a plusieurs facettes. D'abord l'histoire : adaptée par Jean-Bernard Pouy (l'inventeur du Poulpe), c'est un bon polar d'anticipation avec véhicules futuristes (voitures designées par le bureau d'études de Citroën), implants d'interface et matériels dans l'esprit cyberpunk.

Ensuite, le film lui-même : tout en motion-capture, on est plongé pendant 1h30 comme à l'intérieur d'une BD en noir&blanc. Et quand je dis en noir&blanc, c'est pas innocent : à quelques exceptions près, tous les reliefs et ombrés ne sont pas en niveaux de gris mais en noir&blanc. Si on le compare à "Sin City", ce dernier était filmé comme une BD alors qu'ici, on est dans la BD.

La motion-capture est bien meilleure que celle d'il y a quelques années comme le film "Final Fantasy". Le rendu est excellent avec en plus une spécificité : les "motion-capturés" ont porté des masques qui ont aussi capturé le mouvement des yeux. Cette capture des yeux donne la profondeur aux personnages qui manque dans tous les films ou séries d'animation.

Une bonne histoire, bien mise en images et en non-couleurs, le tout fait par un studio 100% français (cocorico 8-) ) : que du bonheur ! :-D