"La compagnie des fées" de Garry Kilworth commence en forêt de Sherwood de nos jours par un conseil elfique. Obéron roi des elfes, Titania sa femme, Puck le lutin et la plupart des elfes choississent de quitter leur bois rendu trop petit par la déforestation. Ils ont repéré une grande forêt au sud de l'Angleterre et partent donc en car dans sa direction. Mais les elfes étant ce qu'ils sont (temporellement décalés et totalement inconstants), ils asservissent un humain pour les guider. En route, ils groupent avec des routards et progressent de lieu magique en lieu magique. Mais cette joyeuse troupe réveille de vieilles puissances oubliées dont la sorcière Morgan le Fay, qui va tout faire pour les empêcher d'atteindre la Nouvelle Forêt.

Entre prose poétique et parodic-fantasy, cette histoire a tout pour plaire. L'auteur mêle savamment reprises de l'univers shakespearien, mythe arthurien et modernité, le tout saupoudré de nombreuses légendes britanniques diverses. A noter toute fois une exécrable tradution du titre en VO "A midsummer nightmare", traduit en français "La compagnie des fées" (Le titre en VO de la pièce originale de Shakespeare "Songe d'un nuit d'été" étant "A midsummer night's dream").

Très sympathique et rafraîchissant.