"Boulevard de la mort" de Quentin Tarentino et "Planète terreur" de Roberto Rodriguez sont les deux parties de ce même et unique film sorti groupé aux USA, "Grindhouse". Le premier film ("Boulevard de la mort") relate les histoires d'un groupe de filles au croisement des bimbos et des bikeuses qui sortent, boivent et fument. Au cours d'une de leurs virées nocturnes, elles se retrouvent dans un rade et croise le mystérieux Mike le cascadeur, plutôt inquiétant et à la voiture préparée aux pires cascades. Le deuxième film ("Planète terreur") commence lorsque, dans une petite ville américaine, une gogo danseuse rentre chez elle après le boulot. Elle croise un ancien petit ami karatéka et au passé trouble. tous les deux croisent d'étranges personnes zombifiées et ils vont devoir mettre les bouchées doubles pour s'en débarrasser.

Aux Etats-Unis, les « Grindhouses » désignent ces petits cinémas de quartier ou les drive-in miteux qui, dans les années 60-70 diffusent ces productions aux antipodes de la subtilité, riches en violences voire gores… Appelées « films d’exploitations » ou plus populairement « Grindhouse movies », ces films mettent en avant les thèmes les plus tabous. Les réalisations arrivent alors – au profit d’une folie scénaristique mais au dépit de toute subtilité - à attirer le public en excitant ses intérêts les plus pervers. Regroupées en sous catégories, elles regorgent de sexe dans les « sexeploitations », de drogue et de violence extrême dans les « shock exploitations » voire de monstres et de morts-vivants assoiffés de sang dans les « zombie films » et autres « splatter films »...

En devenant un véritable phénomène de mode durant cette période, le genre a réussi à s’imposer depuis dans le cœur des cinéphiles. Et malgré la fermeture progressive de ces lieux de projections un peu à part, ce mutant sanguinaire du cinéma, ce serial killer défiguré de la pudeur n’a cessé de prouver qu’il est toujours vivant, croupis dans l’ombre, à guetter le public. (source)

Dans la plus pure tradition des grindhouses donc, Tarentino et Rodriguez produisent ici de purs films. A voir absolument !